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La gestion des émotions

Gérer ses émotions. C'est une phrase que l'on peut voir de partout ! Dans la vie professionnelle, pour élever ses enfants ou gérer son couple, et même pour éduquer son cheval.

Il y a quelques années j'avais suivi un stage où on m'avait demandé de travailler mon cheval en laissant mes émotions au placard. J'ai passé plusieurs heures au téléphone avec une amie ensuite pour lui expliquer que je n'étais pas capable de cacher mes émotions ! Sans l'avoir compris à l'époque, j'étais sur la route de la découverte des émotions et de leur utilité.


Il existe cinq émotions dominantes chez l'humain :

- La peur

- La colère

- La joie

- La tristesse

- Le dégoût


Ces émotions sont comme des voyants qui s'affichent sur notre tableau de bord du cerveau. Elles sont là pour nous alerter d'un besoin.

Prenons l'exemple d'une voiture qui affiche un voyant quand elle manque d'essence. Il existe deux stratégies : tirer sur la réserve jusqu'à la dernière goutte (en pestant), ou observer que la voiture manque de carburant et aller faire le plein. Coller un scotch noir pour ne plus voir le voyant n'est pas une option ! (Je vous vois venir...).



Pour vous, parmi ces cinq émotions, voyez vous des émotions positives ? Négatives ?

En réalité, il faut voir les émotions... comme des émotions ! Aucune n'est négative ou positive. On peut tout à fait être très positive et se sentir triste ou en colère.


Ce qui change tout ? L'observation.


Si je ne juge pas mon émotion, je suis capable de comprendre quel est le besoin qui y est associé et éventuellement de combler ce besoin.


J'ai choisi d'être vraie avec mes chevaux et ne pas leur cacher mes émotions (quel bon leader est un menteur ?). Je ne gère pas mes émotions, je les observe, je cherche quel est le besoin associé et ça me permet de me remettre dans le présent.


Hier, j'avais prévu une séance avec Jeque. Malgré ma joie d'être avec lui, je me sentais triste face à une situation rencontrée 10 minutes avant la séance.

Comme pour la voiture, deux choix se sont offerts à moi :

- Ignorer cette émotion pour pouvoir continuer ma séance, au risque que mon cheval soit impacté

- Prendre le temps d'observer ma tristesse, de l'écouter (de pleurer un bon coup !) et de la comprendre


J'ai fais le deuxième choix. J'ai cherché quel était le besoin que je n'avais pas comblé (un besoin de compréhension et de réconfort) et j'ai trouvé une stratégie pour le combler.


Je n'ai pas mis un scotch sur mon voyant orange. Je suis allée faire le plein.


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